Lundi dernier, mon patron m'annonce que, étant donné que c'est la crise et qu'il n'aura bientôt plus de travail, je serait prié de faire mes valises le 19 décembre. Comme je suis le dernier arrivé dans la boutique, je suis le premier a partir. Évidemment, il ne m'a pas annoncé ça aussi gentillement, vu qu'il ne sait pas communiquer autrement qu'en aboyant.
M'en fiche. Je reluquais les offres d'emplois depuis un petit moment déjà. Mais comme le bâtiment est très touché, il n'y a pour ainsi dire rien d'intéressant. Sauf qu'une bonne réputation, ça aide. Un employé de Placemakers, ou je me fourni en matériaux, savait que je cherchais du travail. Il m'a mis en contact avec un builder qui recherche un ouvrier. Ça s'est passé très vite. Il m'a appellé dimanche, je l'ai vu lundi, et je commence demain jeudi. En plus, je serai mieux payé. Il a une bonne réputation et a l'air d'un ange compare au barjo pour qui j'ai bossé toute cette année. Il a du boulot pour les 6 prochains mois. Après, on verra...
Barjo, c'est pas peu dire... Je vous passe les anecdotes ou il engueule ses ouvriers comme des chiens, sauf les après-midi, parce qu'en général il est défoncé a l'herbe avec un magnifique petit bang qu'il planque dans son garage... J'ai appris aujourd'hui que, quelques mois plus tôt, il a très sérieusement proposé a un de ses ouvriers 50 000$ s'il voulait bien "refroidir" son ex-femme, qui a la manie de le rendre dingue (ceci dit, c'est pas bien difficile!). Mais l'ouvrier en question n'a pas voulu saisir cette opportunité. Qu'a cela ne tienne : il a proposé la même offre a un autre de mes collègues... Barjo, je vous dit!